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Jardin du Lautaret. Les Conférences du lundi

8 août 17h00 - 18h00

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Un événement toutes les 1 semaines(s) qui commence à 17h00 le lundi, se répétant jusqu'au 29 août 22

Gratuit

Le jardin du Lautaret est situé à 2100 mètres d’altitude au col du Lautaret dans les Hautes-Alpes. Depuis plus de 100 ans, ce jardin entretient et conserve une vaste collection de 2000 espèces de fleurs des montagnes du monde, dans un écrin paysager exceptionnel face aux glaciers de la Meije.

Programme des conférences de juillet – août

25 juillet de 17h00 à 18h00 Quels écosystèmes émergent quand les glaciers reculent ? Par Anaïs Zimmer doctorante en Géographie et Sophie Vallée ingénieure écologue au conservatoire botanique national alpin 

Les effets du changement climatique s’expriment de manière particulièrement marquée dans les territoires de montagne. La hausse des températures moyennes au siècle dernier est de l’ordre d’1 °C en Europe, contre 2 °C sur le massif alpin, entrainant un recul généralisé des glaciers. Les évolutions climatiques permettent de prévoir l’augmentation de la durée de la période de végétation, avec pour conséquence la remontée de la limite forestière et de l’ensemble des étages de végétation. L’émergence de terres libres, auparavant sous la glace, représente une opportunité pour la colonisation des micro-organismes et des plantes. De nouveaux écosystèmes alpins se développent. Malgré des conditions environnementales extrêmes, ces écosystèmes proglaciaires, c’est à dire résultants de la fonte du glacier, présentent une très grande biodiversité. Leur étude fournit des informations essentielles sur la capacité d’adaptation des systèmes de haute montagne aux changements en cours et à venir.

Anaïs Zimmer est étudiante doctorante en géographie à L’Université d’Austin au Texas. Elle mène une étude comparative sur la formation d’écosystèmes post-glaciaires entre les Alpes française et suisses et les Andes tropicales du Pérou.

Sophie Vallée est ingénieure écologue (AgroParisTech). Elle travaille au conservatoire botanique national alpin (CBNA) au sein du service conservation. Ses activités professionnelles portent notamment sur la conservation in situ de la flore alpine et la restauration écologique. Elle est responsable d’un projet d’adaptation des habitats rocheux périglaciaires alpins dans un contexte de changement climatique (ROCVEG).

1er août de 17h00 à 18h00 À la recherche des empreintes de la domestication dans l’ADN du mouton Par Charlotte Her, Docteure en génomique évolutive au laboratoire d’écologie alpine de Grenoble

La domestication des animaux est un changement majeur de l’histoire de l’humanité qui a révolutionné notre mode de vie. Depuis des milliers d’années, l’Homme les façonne, les sélectionne, les entraîne avec lui dans ses voyages. Ces étapes laissent des empreintes dans les génomes des animaux domestiques, c’est à dire dans l’ensemble de leurs informations génétiques. Nous verrons comment l’étude de leur ADN permet de mieux comprendre l’un des premiers processus de domestication, celui du mouton, une espèce bien connue dans les Alpes et domestiquée il y a 10 500 ans dans d’autres montagnes, au Moyen-Orient.

Charlotte Her est Docteure en génomique évolutive. Après un Master en Écologie Évolution et Génomique à Lyon, elle a fait une thèse au laboratoire d’écologie alpine de Grenoble (LECA). Elle a étudié les processus évolutifs à l’origine des populations domestiques animales actuelles, grâce à l’analyse de génomes complets.

8 août de 17h00 à 18h00 La flore alpine des Andes, championne de l’évolution et de la diversification Par Charles Pouchon, chercheur au laboratoire d’écologie alpine de Grenoble

Les hautes montagnes des Andes du nord abritent un écosystème de type tropical alpin, connu sous le nom de páramo. En dépit de conditions climatiques stressantes, ces habitats totalisent 10 à 20 % de la richesse de la flore andine et renferment la diversification évolutive de plantes alpines les plus rapides au monde. Les Espeletia (Asteraceae) ont su profiter des avantages écologiques fournis par la formation des páramos, en développant une diversité morphologique et écologique remarquable, en moins de 3 millions d’années. Aujourd’hui, l’avènement des nouvelles technologies de séquençage offre de nouvelles perspectives de construction des filiations des végétaux présents dans les páramos.

Charles Pouchon est chercheur en post-doctorat au laboratoire d’écologie alpine de Grenoble (LECA). Ses travaux de recherche portent sur les filiations entre les espèces végétales. Il s’intéresse particulièrement à l’utilisation et au développement de nouveaux marqueurs génétiques pour répondre à un grand mystère évolutif : l’origine des plantes à fleurs.

15 août de 17h00 à 18h00 Détecter des planètes en dehors de notre système solaire Par Julien Milli, astronome-adjoint à l’institut de planétologie et d’astrophysique de Grenoble

Plus de 5 000 planètes sont maintenant connues en dehors de notre système solaire. Depuis les Jupiter chauds qui ont valu à ses découvreurs le prix Nobel de physique 2019, jusqu’aux Super-terres et autres géantes glacées, nous dresserons un panorama des connaissances dans ce domaine et nous détaillerons les techniques de détection et les instruments d’observation nécessaires. Nous verrons comment naissent ces planètes, dans des disques de gaz et de poussières, dont l’observation avec de grands télescopes nous renseigne sur leur conditions de formation. Ces recherches nous donnent un aperçu de la jeunesse de notre propre système solaire, pour mieux comprendre sa formation, son évolution, et à terme l’apparition de la vie sur Terre.

Julien Milli a effectué une thèse sur les disques circumstellaires et la formation planétaire. Il a réalisé ses recherches à l’institut de planétologie et d’astrophysique de Grenoble (IPAG) et à l’observatoire européen austral (ESO). Il a ensuite fait un post-doctorat à l’ESO de Santiago du Chili, avant d’occuper un poste d’astronome-support à l’observatoire du very large telescope (VLT) au Chili, où il était en charge des systèmes d’optique adaptative. Depuis 2020, il est astronome-adjoint à l’Observatoire des Sciences de l’Univers de Grenoble (OSUG), rattaché à l’institut de planétologie et d’astronomie de Grenoble (IPAG, CNRS/UGA), et continue ses recherches sur la formation planétaire et les techniques d’imagerie directe des planètes et disques.

22 août de 17h00 à 18h00 Le télescope spatial James Webb, une révolution technologique et scientifique Par Romane Le Gal, astronome-adjointe à l’institut de planétologie et d’astronomie de Grenoble

Comment sommes-nous arrivés ici ? Quelle est notre place dans l’Univers ? Sommes-nous seuls ? Comment fonctionne l’Univers ? Le télescope spatial James Webb est l’un des projets scientifiques les plus ambitieux jamais réalisés qui nous permettra très bientôt de lever le voile sur ces questions. S’appuyant sur l’héritage des télescopes spatiaux précédents, sa technologie de pointe va nous permettre de repousser les frontières de la connaissance humaine, en révélant l’Univers caché : de la formation des premières galaxies aux horizons d’autres mondes habitables ou peut-être même habités ?

Romane Le Gal est astrophysicienne, spécialisée en astrophysique moléculaire. Après avoir effectué sa thèse à l’Université Grenoble-Alpes, elle s’est expatriée aux États-Unis pour effectuer ses recherches post-doctorales à l’Université de Virgine puis à l’Université de Harvard. Lauréate d’une bourse CNES, elle est revenue en France début 2021 et a obtenu un poste d’astronome-adjointe à l’Observatoire des Sciences de l’Univers de Grenoble (OSUG) et est rattachée à l’institut de planétologie et d’astronomie de Grenoble (IPAG, CNRS/UGA). Ses recherches s’appuient notamment sur la dernière génération de télescopes terrestres et spatiaux pour étudier l’évolution physico-chimique des pouponnières d’étoiles jusqu’à la formation de systèmes planétaires.

29 août de 17h00 à 18h00 Comment suivre les évolutions saisonnières de la flore de montagne ? Par Lucie Lombard fondatrice de l’association forêts alpines et Philippe Rossello président de la maison de la météo et du climat des Alpes du Sud

Comment évolue la flore de montagne au fil des saisons et au fil des années avec le changement climatique ? Comment chacun peut participer aux observations (suivi des évolutions saisonnières de la flore de montagne) et à l’enrichissement des connaissances scientifiques en écologie et météorologie ? Les associations forêts alpines et maison de la météo et du climat des Alpes du Sud (MMCA) présentent le programme de sciences participatives Phénoclim, piloté par CREA Mont-Blanc. Venez nombreux pour en savoir plus et partager vos expériences.

Détails

Date :
8 août
Heure :
17h00 - 18h00
Prix :
Gratuit
Catégorie d’évènement:

Organisateur

Jardin du Lautaret
Téléphone :
04 92 24 41 62
E-mail :
lautaret-resa@univ-grenoble-alpes.fr
Voir le site Organisateur

Lieu

Jardin du Lautaret
Col du Lautaret
Villar-d'Arêne, Hautes-Alpes 05480  France
Téléphone :
04 92 24 41 62
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